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Dérapent dans le département 06 juges huissiers notaires a-vo-cat-s po-li-ciers
sur le reste de la France

  Voir aussi sources L'express du 29 septembre 2005    Dauphiné Libéré 23/11/06

Trente ans pour parvenir à juger une affaire contre un franc-maçon, puis l'impunité ! ! !
Une énergie colossale est nécessaire pour obtenir justice contre un membre véreux de ces réseaux franc-maçon très fortement implanté dans la police et la justice.
A Grenoble, comme partout en France le barrage de la justice lors de spoliations évidentes est ainsi pratiqué.

Comme l'Italie et l'Angleterre, la France va-t-elle obliger les francs-maçons à se déclarer lorsqu'ils occupent
des postes élevés dans les institutions ?
Qui étaient les procureurs en poste au moment des faits ?
Liens avec le juge Renard ? Sanction des protecteurs ? Quand ?

VERDICT TROP TARD IMPOSSIBLE (texte recopié ci-dessous)

Agnelet acquitté de l'assassinat d'Agnès Le Roux
 
JUSTICE
Les jurés de la cour d'assises des Alpes-Maritimes ont blanchi l'ex-amant de l'héritière des casinos contre lequel 20 ans de réclusion avaient été requis.
Maurice Agnelet a été acquitté hier par les assises des Alpes-Maritimes. Il a été innocenté de l'assassinat d'Agnès Le Roux, commis en 1977, et de complicité dans ce crime. Vingt ans de réclusion avaient été requis mardi contre lui.
De notre envoyé spécial à Nice
AU BOUT d'un mois de débats, on finissait par croire que Maurice Agnelet n'avait que des défauts. Il a au moins une qualité : savoir choisir ses avocats, qui ont bataillé ferme pour le tirer des filets dérivants de l'accusation.
      Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, d'abord. Gouailleur, il livre une plaidoirie de comptoir. S'il pouvait servir des demis aux jurés et demander à madame l'huissier de passer les cacahouètes, il ne s'en priverait pas. Qui dit comptoir dit café, et pense café du commerce. Pour traduire à sa façon le " vide sidéral " du dossier, Me Versini-Campinchi ne recule devant aucune ficelle, ponctue son propos de quelques gros mots et prend le risque d'effaroucher l'auditoire, notamment lorsqu'il imagine, puisque l'accusation est muette là- dessus, ce à quoi aurait pu ressembler le massacre d'Agnès Le Roux. Plus finement, il lance à la cour : "On vous a refilé le mistigri ! "
      En ces temps incertains pour la réputation de la justice - éminemment défaillante dans cette affaire -,
il peut en effet espérer que les jurés refuseront de redorer le blason d'une institution fautive en condamnant l'individu qui la nargue depuis trente ans.
      Parole à Me François Saint-Pierre. Après Coluche, Bossuet, aux accents de : La vérité se meurt! La vérité est morte! L'avocat lyonnais, bouille de lycéen tempérée par une franche calvitie, enjoint les jurés de ne pas entrer dans l'histoire par la mauvaise porte, celle de l'erreur judiciaire. Étincelant, il leur rappelle quelques nobles principes : le doute qui doit profiter à l'accusé, le procès bancal sans scénario du crime... Donc, " seul l'acquittement peut répondre aux exigences juridiques et éthiques ". Il cite L'Ecclésiaste ("II y a un temps pour chaque chose ") pour tonner que la justice humaine a raté le coche en 1985, année du non-lieu accordé à M. Agnelet.
      Mais il lui faut en venir aux charges et, là, l'aigle de Lyon peine à maintenir l'altitude. Sur le billet d'adieu retrouvé chez Agnès, pièce essentielle, il explique que ces lignes ("Désolée, mon chemin est fini, je m'arrête, tout est bien, je veux que ce soit Maurice qui s'occupe de tout. Agnès ") ne prouvent rien. Or, une photocopie en a été retrouvée au cabinet de " Maurice ", soupçonné d'avoir subtilisé l'original le 6 octobre 1977 lors d'une tentative de suicide de sa maîtresse, de l'avoir amputé de sa date puis punaisé bien en vue début novembre,
une fois son forfait accompli, afin d'accréditer la thèse d'un départ volontaire. Pour mieux banaliser le texte, M6 Saint-Pierre relève que d'autres écrits jonchaient la table, notamment une note d'Agnès pleine d'acrimonie pour les siens et la lettre d'un amant d'une nuit. Mais
l'ensemble pourrait aussi s'inscrire dans une mise en scène, l'assassin voulant que l'on comprenne : ma mère m'insupporte, je préfère rejoindre mon beau berger, je ne reviendrai jamais. Et surtout : Maurice s'occupera de mon argent-
Menteuse patentée
      Faiblesse, également, au sujet des inscriptions des livres de la Pléiade, décryptées de manière accablante par le ministère public.

Pour M6 Saint-Pierre, " classement dossiers " ne saurait signifier mort d'Agnès : selon lui, le rangement est aux avocats ce que le yoga est aux sages des bords du Gange et "classer ses dossiers, c'est merveilleusement apaisant ". Faiblesse, encore, quant aux 3 millions de francs versés à Agnès et détournés sur un compte suisse au seul nom de M. Agnelet : " II a pu vouloir les protéger" dans l'attente du retour
de sa maîtresse, suggère l'avocat. Lequel tente, au passage, de redonner crédit à l'hypothèse selon laquelle l'héritière aurait pu faire l'objet d'un contrat sur ordre de M. Fratoni, casinotier rival des Le Roux, ou de ses " associés " siciliens, qui auraient fourni les 3 millions. Me Saint-Pierre saura plus
aisément habiller Françoise Lausseure, dont le revirement a conduit son client aux assises, d'un costume de menteuse patentée.
      Au terme de cinq heures de délibération, les jurés ont refusé de condamner M. Agnelet, tout en
établissant qu'Agnès avait bien été assassinée. Ils ont placé, avant l'impression calamiteuse qu'avait pu produire l'accusé out au long de l'audience, les nobles principes énoncés par sa défense. Le doute a profité à l'accusé. Le mystère Le Roux reste entier.
STÉPHANE DURAND-SOUFFLAND