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Sur le reste de la France  

    Un commissaire de police révoqué pour faux en écriture privée protégé par des magistrats truands vient aux audiences à Grenoble en Audi noire immatriculée aussi dans le 62   - Bruno CWIKOWSKI, né le 26 septembre 1955 à (encore) Henin- Beaumont (62) revendait les fichiers de la police avec des associés Alors que j'étais partie civile contre lui, juges et policiers ont falsifié les procédures pour inverser les rôles, tabassé par ce commissaire en sortie d'audience c'est moi qui suis condamné ! Il a été payé 600.000 € par ATER à Montbazon pour voler 20.000 fichiers de la Police (LOPPSI2 ?) et a été condamné à payer 3% ! (17.500€ !) des sommes encaissées. Trafics avec des huissiers et des élus... Le cas ci-dessous est un fonctionnement très répandu: Il est quasiment impossible de faire sanctionner ces dérives par les confrères !


Affaire Pichoff : un quatrième homme mêlé au dossier est incarcéré

samedi 22.01.2011, 05:18 - La Voix du Nord
|  SOUPÇONS DE CORRUPTION

Pierre Pichoff a passé sa deuxième nuit en prison, et ce sera ainsi au moins jusqu'à lundi, ...

date d'un débat contradictoire qui aura lieu dans le bureau du juge des libertés et de la détention. C'est donc ce jour-là que le magistrat de 58 ans saura s'il est effectivement placé en détention préventive. Mis en examen pour corruption passive, tentative d'escroquerie et trafic d'influence (nos précédentes éditions), il risque jusqu'à dix années d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende. Comme dit Frédéric Fèvre, le procureur de la République de Lille, « l'affaire est grave ».

Elle le sera d'autant plus si les deux juges d'instruction relèvent d'autres dossiers jugés à Béthune qui auraient pu être « pollués » par la corruption. Hier, on apprenait qu'outre Pierre Pichoff et les deux responsables d'entreprises Jean-Marc Bouche et José Lefrère, un quatrième homme a été arrêté, puis présenté aux juges d'instruction. Cet ancien chef d'entreprise béthunois, parti prendre sa retraite dans les Pyrénées-Orientales, a été placé en détention. Il est soupçonné d'avoir fait le lien entre les corruptions active et passive, en quelque sorte.

Plainte de Marine Le Pen ?

Hier, Marine Le Pen et Steeve Briois ont fait savoir par l'intermédiaire de leur avocat Wallerand de Saint-Just qu'ils souhaitent se constituer partie civile. « Dans trois affaires, au moins, le juge Pichoff semble s'être comporté de manière curieuse », dit le communiqué des élus FN d'Hénin-Beaumont. Des affaires qui les concernent, évidemment. Mais ça, ce sera à l'enquête de le déterminer. •

ÉRIC DUSSART

La Voix du Nord :
Pierre Pichoff, le juge béthunois qui dort en prison

  • ACTUALITÉ RÉGION
    Pierre Pichoff, le juge béthunois qui dort en prison
    vendredi 21.01.2011, 05:17 - PAR ÉRIC DUSSART

Pierre Pichoff est soupçonné d'avoir reçu de l'argent pour rendre des décisions complaisantes ou influencer les décisions de ses collègues. PHOTOS CÉCILE BRAUNE ET PASCAL BONNIÈRE

| ENQUÊTE |

Comme le procureur de la République de Lille l'avait requis, Pierre Pichoff a été placé en détention hier, après avoir été mis en examen pour corruption passive, tentative d'escroquerie et trafic d'influence. Un soupçon très lourd, pour un magistrat, dans le cadre d'une affaire qui ne fait que commencer.
À Béthune, c'est le choc. Et au-delà, dans tout le ressort de la cour d'appel de Douai, puisque ce genre d'affaire est extrêmement rare.
Pierre Pichoff, qui préside l'audience correctionnelle à Béthune depuis plus de six ans, est soupçonné d'avoir reçu de l'argent pour rendre des décisions complaisantes ou influencer les décisions de ses collègues.
« C'est incroyable », disent tous ceux qui le côtoient au tribunal de Béthune, et pourtant, ils apprennent aujourd'hui que le même magistrat avait été sanctionné en 1997, lors de son passage au TGI de Troyes, où il était vice-président, pour avoir abusé de sa position.

« Un homme abattu »

Ici, on ne sait pas encore grand-chose de ce que les deux juges d'instruction lilloises lui reprochent. Tout semble être parti d'une dénonciation auprès d'une juge béthunoise, à laquelle un courrier anonyme suggérait que M. Pichoff était peu regardant sur la déontologie. Cette juge instruisant le dossier d'Hénin-Beaumont, les principaux protagonistes de cette affaire à tiroirs ont été interrogés et Gérard Dallongeville, ex-maire d'Hénin, en premier lieu. Une sombre histoire de vengeance entre lui et son ancien adjoint à l'urbanisme Philippe Demarquilly serait à l'origine de cette lettre.

Mardi matin, les hommes de la brigade financière de la PJ de Lille sont donc allés interpeller M. Pichoff à son domicile de Fouquières-lès-Béthune, mais il ne leur a pas dit grand-chose, durant les quarante-huit heures qu'a duré sa garde à vue.

« J'ai récupéré un homme abattu », disait hier Bruno Dubout, son avocat. Tellement abattu qu'il a demandé à ce que le débat devant le juge des libertés et de la détention, qui doit décider d'un éventuel placement en détention préventive, soit reporté à lundi. En attendant, évidemment, Pierre Pichoff dort en prison.
Tout autour de cette enquête, la prudence est de mise. On ne s'exprime qu'à mots couverts, et encore, pour ne confirmer que les évidences. Par exemple, on sait que deux autres personnes ont été entendues sous le même régime de la garde à vue.

C'est d'abord Jean-Marc Bouche, chef d'entreprise impliqué dans la vie municipale à Montigny-en-Gohelle, dans le milieu sportif ainsi qu'à la chambre de commerce de Lens, où il a occupé les fonctions de vice-président. Frédéric Fèvre, le procureur de Lille, a beau être extrêmement prudent sur les liens entre ce dossier et celui d'Hénin-Beaumont, on ne peut s'empêcher de remarquer que Jean-Marc Bouche est aujourd'hui mis en examen dans les deux dossiers. Ici, c'est de corruption active qu'il s'agit, c'est-à-dire qu'on le soupçonne d'avoir soudoyé le juge.

L'autre protagoniste, à ce stade, s'appelle José Lefrère. C'est un parfait inconnu, pour l'instant, qui serait investisseur dans l'immobilier. Il est également mis en examen pour corruption active, mais sans doute dans de plus grandes proportions, puisqu'au contraire de M. Bouche, qui est depuis hier sous contrôle judiciaire, José Lefrère a été placé en détention.

C'est le premier pas d'une enquête qui partira sans doute dans d'autres directions. Si deux personnes peuvent avoir donné quelques milliers d'euros à Pierre Pichoff, pourquoi pas d'autres ? Les deux juges spécialisées du pôle financier et les enquêteurs de la police judiciaire ont déjà d'autres pistes.

D'autres chefs d'entreprises pourraient être entendus, concernés par des dossiers traités à Béthune par M. Pichoff ces dernières années.

Comme une ombre

Et puis, il faudra également déterminer qui peut avoir fait le lien entre d'éventuels corrupteurs actifs et le juge, dans les cas qui seraient avérés. Là, c'est plus près du tribunal qu'il faudra regarder. Si de l'argent a voyagé, il faut bien que quelqu'un l'ait porté... À ce jour, les enquêteurs n'ont aucun aveu mais de solides éléments. De quoi jeter une ombre sur le fonctionnement du tribunal correctionnel de Béthune.

  • LES CLÉS

    • 1. Le contexte

    L'enquête des juges lillois sur leur collègue béthunois a abouti hier à sa mise en examen. Pierre Pichoff, qui présidait le tribunal correctionnel, est soupçonné d'avoir reçu de l'argent pour rendre des décisions de complaisance ou influencer les décisions d'autres juges. Autre mis en examen, pour corruption, Jean-Marc Bouche, figure héninoise bien connue.

    • 2. Le juge

    Pierre Pichoff un magistrat reconnu, un homme apprécié : à Béthune, personne ne s'attendait à une telle nouvelle. Même s'il a déjà été sanctionné, dans le passé, pour des manquements à la déontologie.

    • 3. Et maintenant ?

    La question brûle les lèvres de tous ceux qui fréquentent le ressort de la cour d'appel de Douai : combien de dossiers sont concernés ? Combien de décisions de Pierre Pichoff vont être mises en cause ?
    L'enquête continue... L'enquête des juges lillois sur leur collègue béthunois a abouti hier à sa mise en examen. Pierre Pichoff, qui présidait le tribunal correctionnel, est soupçonné d'avoir reçu de l'argent pour rendre des décisions de complaisance ou influencer les décisions d'autres juges. Autre mis en examen, pour corruption, Jean-Marc Bouche, figure héninoise bien connue.

La remarque :" déjà libre" les victimes ruinées poussées au suicide par des procès truqués , combien ? Liens avec Hénin-Beaumont lieu de la famille du truand CWIKOWSKI Bruno ex commissaire ?

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JUSTICE
Le juge Pichoff libéré après 4 mois de détention
Publié le mardi 24 mai 2011 à 06h00 - CÉLINE DEBETTE > celine.debette@nordeclair.fr

Pierre Pichoff, un magistrat réputé profondément humain et très ouvert, est soupçonné de corruption passive. Photos d'archives NEPierre Pichoff, un magistrat réputé profondément humain et très ouvert, est soupçonné de corruption passive. Photos d'archives NE

Mis en examen pour corruption passive en janvier dernier, le juge béthunois Pierre Pichoff a retrouvé la liberté en fin de semaine dernière, tout comme José Lefrère, un investisseur immobilier, impliqué dans cette affaire. L'instruction, menée depuis Paris, poursuit son cours.

La nouvelle avait provoqué un véritable emballement médiatique et suscité l'émoi au sein du palais de justice de Béthune. Le 20 janvier dernier, Pierre Pichoff, 58 ans, était mis en examen pour corruption passive, trafic d'influence et tentative d'escroquerie suite à l'envoi aux policiers du Pas-de-Calais de deux courriers anonymes faisant état de « pratiques peu déontologiques d'un juge du tribunal de grande instance de Béthune ».

Plus précisément, le magistrat est soupçonné d'avoir monnayé des décisions (plusieurs milliers d'euros au cours des quatre dernières années) alors qu'il présidait des audiences correctionnelles. Ce qu'il conteste haut et fort depuis le début. « Nous rejetons toute infraction pénale du type échange d'argent, explique Me Bruno Dubout, son avocat. Mon client reconnaît simplement quelques imprudences sur le plan professionnel, c'est-à-dire d'avoir été en contact avec des gens avec lesquels il aurait mieux fait de ne pas l'être. » Car, outre le juge béthunois, d'autres personnes sont impliquées dans ce délicat dossier qui, après avoir été dépaysé aux services de la police judiciaire de Lille est, depuis mars, pris en charge par le pôle financier du TGI de Paris. Il s'agit notamment de Jean-Marc Bouche, ex-adjoint au maire de Montigny-en-Gohelle et ancien vice-président de la chambre de commerce de Lens et de l'affairiste Guy Mollet - dont les deux noms apparaissent déjà dans l'affaire de l'ex-maire socialiste d'Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, mis en examen pour détournements de fonds publics, faux en écriture, favoritisme et corruption passive.

Ainsi que José Lefrère, un investisseur immobilier aussi remis en liberté. Selon Me Dubout, « Il n'y a pas beaucoup d'éléments concernant la culpabilité de Pierre Pichoff, qui doit encore être entendu dans le cadre de l'instruction ».
« Fatigué mais combatif » 

L'avocat n'hésiterait pas à plaider la relaxe de son client qui encourt 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende. L'enquête est toujours en cours et le juge béthunois a donc quitté sa cellule de la prison de la Santé avec un contrôle judiciaire très léger lui interdisant simplement d'entrer en contact avec les autres mis en cause. « C'est un homme qui prend beaucoup sur lui mais qui est très marqué par tout ça. Il est fatigué mais combatif », assure Me Dubout. Par ailleurs, Pierre Pichoff, qui a déjà fait l'objet d'une sanction disciplinaire en mars 1997 lorsqu'il était vice-président à Troyes pour avoir manqué à son devoir d'impartialité et de probité, a été suspendu de ses fonctions. Le conseil supérieur de la magistrature, saisi par la Chancellerie, doit encore statuer sur son cas. w