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Dérapent dans le département 76 juges huissiers no-tai-res mandataires avo-cats  gendarmes  policiers  et sur le reste de la France
Pour la dépossession de René FORNEY, l'avocate qui s'est vendue à la partie adverse en 1998 bénéficie des protections des juges et du barreau, et, l'audience est encore bottée en touche au 5 septembre 2016 ! Une quasi impossibilité à faire condamner les avocats qui trafiquent avec le milieu du droit et les élus !

Radié en 2011 et jugé en 2016 ! Attendons de savoir quelle sera sa quasi impunité comme ici

Source : Publié le 28/01/2016 á 23H05

Soupçonné d'avoir détourné des sommes pharaoniques, l'ancien avocat rouennais est incarcéré
Malversations. Faisant l'objet d'un mandat d'arrêt, Jean-François Grasset, un avocat rouennais radié en 2011, a été interpellé par la Police judiciaire et incarcéré. L'ancien homme de lois, suspecté d'avoir abusé de certains de ses clients en détournant selon eux quelque 2 millions d'euros, doit comparaître prochainement devant le tribunal correctionnel de Rouen.

Jean-François Grasset encourt jusqu'à cinq années d'emprisonnement et 375 000 € d'amende

Jean-François Grasset a donné un peu de fil à retordre aux enquêteurs du Service régional de police judiciaire (SRPJ). Faisant l'objet d'un mandat d'arrêt délivré par la vice-présidente du tribunal correctionnel de Rouen, l'avocat rouennais, radié de l'Ordre en 2011, était introuvable. « Il n'était pas aux adresses connues de la justice. Il a fallu que la PJ mène une « vraie » enquête et géolocalise son téléphone portable pour qu'il puisse être interpellé » , confie une source judiciaire. Jean-François Grasset a finalement été appréhendé mardi soir sur la voie publique dans l'agglomération de Rouen. L'homme, âgé de 66 ans, n'a opposé aucune résistance. Présenté au parquet, il a ensuite été incarcéré dans l'attente de son procès qui doit se tenir le 8 février.

En délivrant ce mandat d'arrêt, la justice s'est assurée que l'ancien homme de lois, aujourd'hui retraité, sera présent à l'audience. « Il devait comparaître le 8 janvier dernier, mais il a fait faux bond... Son avocat a produit un certificat médical lui prescrivant un repos complet pour une durée d'un mois et a précisé au tribunal que son client devait passer un scanner le jour même de l'audience » , précise la même source. « Nous voulons être certain qu'il sera là le 8 février, ou qu'un médecin désigné par le tribunal établira qu'il ne peut vraiment pas se présenter au regard de son état de santé, car les faits présumés sont anciens et graves surtout. » Jean-François Grasset encourt en effet jusqu'à cinq années d'emprisonnement et 375 000 € d'amende. Il est renvoyé en correctionnelle pour « escroqueries », « abus de confiance » et « abus des biens ou du crédit d'une SARL par un gérant à des fins personnelles ».

« Par principe, on a confiance en son avocat »

Derrière le langage juridique se cachent des soupçons de malversations : l'ex-auxiliaire de justice aurait détourné quelque 2 millions d'euros à des clients selon leurs calculs... Une dizaine de personnes ont porté plainte. Ces victimes présumées, qui vivent dans l'agglomération rouennaise, près de Dieppe, dans l'Eure et le Calvados, ont toutes pour point commun d'avoir fait confiance à celui qui était alors leur avocat. Pour certains, il existait même des liens amicaux. Entre 2003 et 2009, Jean-François Grasset leur aurait proposé des placements financiers avec des rendements annuels de l'ordre 10 à 15 % ou leur aurait parfois demandé de lui prêter de l'argent pour investir dans un projet immobilier, leur promettant de juteux taux d'intérêt. Mais ils n'ont jamais revu leur argent, ou presque... C'est ainsi que des clients ont versé plusieurs centaines de milliers d'euros. Un couple a même vendu un bois.

Me Dominique Lemiegre, avocat et ancien bâtonnier de Dieppe, représente les intérêts de six anciens clients de Jean-François Grasset : « Cet homme a violé son serment d'avocat et a abusé de ses clients. Ils ont « péché » par confiance et par naïveté, car, par principe, on a confiance en son avocat ! Il les a trahis. Pour certains, les dégâts sont considérables. La justice doit passer, d'autant plus que des victimes soupçonnent la justice de connivence avec lui puisqu'il était avocat. Ils n'ont plus confiance. Cet homme a sali la profession d'avocat, mais aussi la justice » .

Me Eric Baudeu, avocat du prévenu, n'a pas la même lecture que son confrère : « Dans ce dossier, nous ne sommes pas en face d'affaires pénales, mais d'affaires civiles. Monsieur Grasset n'a jamais eu l'intention de commettre d'infraction. Comment expliquer autrement qu'il ait signé des reconnaissances de dettes aux personnes qui lui ont prêté de l'argent ? » A l'audience du 8 janvier, l'avocat a annoncé que son client avait souscrit un prêt d'un peu moins de 1,4 million d'euros pour rembourser les victimes présumées ; ce qu'il estime leur devoir. « J'espère de toutes mes forces que le prêt promis va être débloqué avant le procès » , commente Me Baudeu. Réponse dans dix jours.

Baptiste Laureau
b.laureau@presse-normande.com