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Dérives dans le département 78 j-u-g-e-s huissiers man-da-taires no-tai-res avocats  gendarmes  policiers  et sur le reste de la France

Attendons la suite. Sanction ? Dérisoires ? Les juges, des comptes à rendre dans leur complicité dans des affaires politico-financières mafieuses ?
Il faut que les biens détournés dans ces affaires retournent dans les caisses de l'État en remontant 60 ans en arrière.
Exemple à Grenoble :
Depuis cinq ans, pour auditionner des notaires auteurs de faux actes authentiques c'est le commissaire enquêteur qui dit être malade ! ! !

Publication de Marianne 12 au 18 juin 2015 - Texte recopié ci-dessous - Version à imprimer

AZIBERT : DEUX AFFAIRES SARKOZY PLUTÔT QU'UNE...

Déjà mis en cause dans l'affaire des écoutes, le haut magistrat est désormais au cour de celle des sondages de l'Elysée, par Emmanuel lévy

Décidément, les innombrables affaires judiciaires qui empoisonnent Nicolas Sarkozy n'ont pas fini de réserver des surprises, et d'étranges recoupements. Quel point commun y a-t-il entre l'histoire des sondages payés par l'Elysée et différents ministères au cabinet Giacometti-Péron et l'enquête sur les écoutes valant à l'ancien chef de l'Etat une mise en examen pour « trafic d'influence » ? Réponse : Gilbert Azibert ! Ce haut magistrat de la Cour de cassation auprès duquel Nicolas Sarkozy espérait obtenir en douce des informations sur les procédures le visant est aussi celui qui a avalisé, au ministère de la Justice, époque Sarkozy, les sondages facturés par le cabinet de Pierre Giacometti, le bon ami de l'ex-président.

Les faits que révèle Marianne remontent à l'été 2008, quand Gilbert Azibert, procureur de Bordeaux, est nommé secrétaire général du ministère de la Justice. C'est sous son autorité qu'est validé le bon de commande des sondages au cabinet Giacometti-Péron revenant au ministère de la Justice, selon une clé de répartition qui reste à déterminer. Montant dudeal : 180 000 €. Et l'affaire semble avoir été conclue dans l'urgence. Car, à peine nommé, le 4 juillet, Azibert notifie le 25 juillet la bonne nouvelle au sondeur chéri de la Sarkozie. Emballez, c'est pesé ! Mais il se pourrait bien que cet empressement coûte cher au magistrat... Dans un arrêt récent portant sur ses fameux sondages, la Cour

des comptes s'est contentée d'épingler le comptable du ministère de la Justice entre 2007 et 2010 sans remonter plus haut. Qu'a fait de si terrible Gérard Horde, ce fonctionnaire qui finissait sa brillante carrière comme contrôleur budgétaire et comptable ministériel (CBCM), le haut du panier de l'ancien corps des trésoriers payeurs généraux ? Rien, sinon avoir signé les chèques au profit du cabinet Giacometti-Péron. Pour la Cour des comptes, non seulement la réalité de la prestation effectuée est problématique, mais la gestion de ce contrat relève du farfelu, depuis sa passation jusqu'à son paiement. En clair, un vieux briscard comme Gérard Horde aurait dû refuser de payer, comme il en avait le droit et le devoir. Il ne l'a pas fait et il est donc condamné à rembourser les sommes.

ÉTRANGE FACTURE

Problème : c'est parce que la commande était viciée que le paiement l'était aussi. Et si cette enquête n'est pas dans les prérogatives des limiers de la Cour des comptes leur arrêt l'aborde longuement. Ils pointent ainsi que le CBCM a été incapable de produire « l'identité de la ou des personnes qui, au cas d'espèce,

 

GILBERT AZIBERT

a validé la commande des sondages au cabinet Giacometti-Péron, le sondeur favori de la Sarkozie.

avaient signé électroniquement les 10 "dossiers de liquidation en cause ». Faut-il comprendre qu'il a plutôt refusé de la donner ? Parce que, si Horde est coupable de payer une étrange facture, alors Azibert l'est aussi de la lui avoir transmise pour règlement. Contacté par Marianne, Gérard Horde n'a pas souhaité répondre à nos questions. Idem pour la Cour des comptes qui, sans jamais citer Gilbert Azibert, n'a pas voulu communiquer « sur les suites judiciaires qui pourraient ou pas avoir été données par la cour dans le cas d'espèce ». Au regard de la gravité des faits, on peine à croire qu'il n'en ait rien été.